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Apprentissage : les contrats reculent, l’insertion des jeunes résiste

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Jeune apprenti serrant la main de son tuteur dans un atelier de formation professionnelle

Le symbole avait marqué les esprits fin 2024 : la France franchissait pour la première fois le cap du million d’apprentis. Moins de deux ans plus tard, cette dynamique s’essouffle nettement. Les derniers chiffres de la Dares, le service statistique du ministère du Travail, confirment un recul continu des nouveaux contrats signés, tandis que le marché de l'emploi des jeunes se tend. Mais derrière ce ralentissement, une donnée surprend les observateurs : l’insertion professionnelle des apprentis résiste beaucoup mieux que redouté.

Un cap symbolique déjà entamé

Selon la Dares, la France comptait 984 200 apprentis au premier trimestre 2026, soit un recul de 3,6 % sur un an. L’érosion avait déjà commencé fin 2025, avec 1 015 100 apprentis recensés contre 1 049 200 un an plus tôt. Sur le seul premier trimestre 2026, environ 70 400 nouveaux contrats ont été signés, en baisse de 3,3 % par rapport à la même période de 2025. Un renversement de tendance après plusieurs années de croissance quasi ininterrompue de l’alternance en France.

Les causes du ralentissement

Plusieurs facteurs, cumulatifs, expliquent ce recul selon les acteurs du secteur consultés par la presse spécialisée :

  • La réduction progressive des aides à l'embauche versées aux employeurs qui recrutent un apprenti ;
  • L’instauration, depuis juillet 2025, d’une contribution obligatoire des employeurs au financement des formations de niveau bac+3 et au-delà ;
  • Un contexte économique plus prudent, qui pousse certaines entreprises à différer leurs recrutements en alternance ;
  • Une complexité administrative jugée dissuasive par une partie des TPE et PME.

Ce coup de frein intervient alors que le taux de chômage a atteint 8,1 % au premier trimestre 2026, son niveau le plus élevé depuis début 2021. Le chômage des 15-24 ans est plus préoccupant encore : il s’établit désormais à 21,1 %, en hausse de deux points sur un an, signe d’un marché de l'emploi des jeunes sous tension.

L’insertion professionnelle, une résistance inattendue

C’est le point le plus notable de cette actualité : malgré la baisse du nombre de contrats, la Dares observe que l’insertion des apprentis de niveau CAP à BTS ne s’est que très légèrement dégradée. Deux ans après la fin de leur formation, 73 % de ces apprentis occupent un emploi salarié, contre 73,4 % pour la génération précédente, soit un recul limité à 0,4 point seulement. Dans un contexte où l’insertion des jeunes se complique globalement, l’apprentissage continue donc de jouer un rôle d’amortisseur, offrant des perspectives d'embauche nettement supérieures à celles observées à l’issue d’un parcours scolaire classique.

Un marché du travail sous tension

Ce ralentissement de l’apprentissage s’inscrit dans un climat plus large de vigilance côté entreprises, entre prudence budgétaire et adaptation aux nouvelles règles de financement de la formation professionnelle. Les acteurs économiques, suivis de près sur ces questions d’entreprise et de société, devront composer avec un dispositif d’aide à l'embauche révisé début 2026, dont le montant varie désormais selon la taille de l’entreprise et le niveau de diplôme préparé. Les évolutions de ce secteur restent aussi suivies de près pour leurs répercussions sur la conjoncture économique nationale, l’apprentissage constituant un levier reconnu de qualification et d’insertion durable dans l’emploi et la formation professionnelle.

Questions fréquentes

Pourquoi le nombre de contrats d’apprentissage recule-t-il en 2026 ?

La baisse s’explique principalement par la réduction des aides financières versées aux employeurs, l’instauration d’une contribution obligatoire pour les formations de niveau bac+3 et plus depuis juillet 2025, ainsi qu’un contexte économique plus prudent pour les recrutements en alternance.

L’apprentissage reste-t-il un bon tremplin vers l'emploi ?

Oui. Selon la Dares, 73 % des apprentis de niveau CAP à BTS occupent un emploi salarié deux ans après la fin de leur formation, un taux qui n’a reculé que de 0,4 point malgré la dégradation générale du marché de l'emploi des jeunes.

Quel est le niveau du chômage des jeunes en France début 2026 ?

Le taux de chômage des 15-24 ans atteint 21,1 % au premier trimestre 2026, en hausse de deux points sur un an, tandis que le taux de chômage global s’élève à 8,1 %, son plus haut niveau depuis début 2021.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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Louis
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