La construction de logements en France amorce une reprise, mais les chiffres publiés par le service statistique du ministère du Développement durable racontent une histoire plus nuancée qu’un simple rebond. Entre progression sur un an et retard accumulé sur cinq ans, le secteur cherche encore son second souffle, pendant qu’une alternative venue du bois modulaire gagne du terrain.
Un rebond réel, mais qui ne comble pas le retard
Selon les données du service des données et études statistiques (SDES), 376 241 logements ont été autorisés à la construction entre juillet 2025 et juin 2026 en France entière. Ce total reste 8 % en dessous de la moyenne des cinq années précédentes, signe que le secteur n’a pas encore retrouvé son rythme d’avant-crise.
La dynamique récente est toutefois positive : sur cette même période de douze mois, les autorisations progressent de 9,9 % par rapport à l’année précédente, et les mises en chantier bondissent de 17,3 %. Le mois de juin 2026 illustre cependant la fragilité de cette reprise, avec 30 906 logements autorisés, en repli de 4,8 % par rapport à mai, après un printemps particulièrement heurté : +30 % en mars, -29,5 % en avril, +17 % en mai.
La construction bois et modulaire s’impose comme alternative
Face à des coûts qui restent élevés dans le neuf traditionnel, la construction modulaire en ossature bois séduit de plus en plus de maîtres d’ouvrage. En France, une maison individuelle neuve classique s’établit aujourd’hui entre 1 700 et 2 800 €/m² selon les régions, contre 1 400 à 2 200 €/m² pour une maison modulaire livrée et posée, avec un prix médian proche de 1 750 €/m² pour un modèle de 100 m² en ossature bois préfabriquée.
Cette filière ne se limite plus à la maison individuelle : en juillet 2026, un opérateur social a choisi la construction modulaire bois hors-site pour un programme de 42 logements collectifs, entièrement préfabriqués en usine dans les Vosges avant assemblage sur site. La méthode réduit les délais de chantier et les déchets, deux arguments qui pèsent lourd dans un secteur sous tension.
Ce que cela change concrètement
- Les délais d’obtention d’un logement neuf restent longs malgré la reprise des autorisations, car le retard accumulé sur cinq ans n’est pas résorbé.
- Les particuliers arbitrant entre construction traditionnelle et modulaire disposent désormais d’un écart de prix significatif à prendre en compte dans leur budget.
- Les acteurs du secteur de l’immobilier et de la construction misent de plus en plus sur la préfabrication pour tenir des calendriers plus courts.
- La dimension écologique du bois hors-site (moins de déchets, matériau renouvelable) devient un argument commercial à part entière.
Sur le plan économique, cette reprise partielle s’inscrit dans un contexte où les arbitrages de financement et de coûts de construction restent déterminants pour les ménages comme pour les promoteurs.
Questions fréquentes
La construction de logements neufs repart-elle vraiment en France ?
Les autorisations progressent de 9,9 % sur un an et les mises en chantier de 17,3 %, mais le volume total reste inférieur de 8 % à la moyenne des cinq dernières années : la reprise est réelle mais encore partielle.
La construction modulaire en bois est-elle vraiment moins chère ?
Oui en moyenne : son coût au m² s’établit généralement entre 1 400 et 2 200 €/m² contre 1 700 à 2 800 €/m² pour une construction traditionnelle, selon les régions et les prestations.
Pourquoi les chiffres mensuels varient-ils autant d’un mois à l’autre ?
Les autorisations de construire dépendent du rythme de dépôt et d’instruction des permis, qui peut être très irrégulier d’un mois sur l’autre ; les statisticiens recommandent donc de raisonner sur des cumuls annuels plutôt que sur un seul mois.
Sources
- SDES — Construction de logements, résultats à fin juin 2026
- Koliving — Logement neuf : les permis calent encore, 8 % sous la moyenne de cinq ans
- French Box — Actualités bâtiments modulaires en bois
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale