Symboles familiers du quotidien français, les bistrots et cafés pourraient bientôt rejoindre le patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Portée par les professionnels du secteur et soutenue par une proposition de résolution à l’Assemblée nationale, la candidature entre en 2026 dans sa dernière ligne droite, alors que la profession continue de s’éroder d’année en année.
Une candidature portée depuis l’Assemblée nationale
Une proposition de résolution visant à faire inscrire les bistrots et cafés français, présentés comme des symboles de l’art de vivre à la française, au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco a été déposée à l’Assemblée nationale. Le texte met en avant leur rôle de lieux de convivialité et de mixité sociale, où se croisent des habitués de tous horizons autour d’un comptoir ou d’une terrasse. Le dossier a depuis reçu un soutien politique de premier plan, jusqu’au sommet de l’État.
Une mobilisation professionnelle de grande ampleur
Sur le terrain, ce sont l’UMIH (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) et l’association Bistrots et Cafés de France qui portent la campagne depuis plusieurs années. Une pétition de soutien, qui vise le cap symbolique du million de signatures, est entrée selon les organisateurs dans sa dernière ligne droite. L’objectif : convaincre les instances de l’Unesco que le bistrot français mérite une reconnaissance internationale au même titre que le repas gastronomique des Français, déjà inscrit en 2010.
Un secteur en déclin depuis un siècle
Cette mobilisation s’explique aussi par l’ampleur du recul du secteur. Selon les chiffres avancés par les professionnels, la France comptait environ 500 000 bistrots et cafés au début du 20e siècle, contre moins de 40 000 aujourd’hui : plus de 460 000 établissements ont disparu en 126 ans, dont près de 40 000 rien que sur les vingt dernières années. Une érosion continue, portée par l’évolution des modes de vie, la hausse des charges et la concurrence d’autres lieux de convivialité.
- Environ 500 000 bistrots et cafés recensés en France au début du 20e siècle.
- Moins de 40 000 établissements encore en activité aujourd’hui.
- 40 000 fermetures enregistrées au cours des vingt dernières années.
Ce que changerait une inscription à l’Unesco
Une inscription au patrimoine immatériel n’apporte pas de protection juridique directe, mais elle offre une reconnaissance symbolique forte, susceptible de renforcer l’attractivité touristique et l’image du secteur, à l’image de ce qu’a produit l’inscription du repas gastronomique français. Les professionnels y voient aussi un levier pour sensibiliser les pouvoirs publics aux difficultés économiques des cafetiers et restaurateurs de proximité, un enjeu qui recoupe les débats plus larges sur la vitalité des commerces de centre-ville.
Pour suivre l’avancée du dossier législatif, la rubrique Droit et Justice de La Tribu du Verbe continuera de couvrir les étapes clés de la procédure, tandis que la rubrique Loisirs – Plaisirs reviendra sur les lieux emblématiques de cet art de vivre à la française.
Questions fréquentes
Qui porte la candidature des bistrots français à l’Unesco ?
La démarche est portée conjointement par des parlementaires, à travers une proposition de résolution déposée à l’Assemblée nationale, et par les professionnels du secteur, en particulier l’UMIH et l’association Bistrots et Cafés de France, qui animent la campagne de pétition.
Le repas gastronomique français est-il déjà reconnu par l’Unesco ?
Oui, le repas gastronomique des Français a été inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco en 2010. La candidature des bistrots et cafés s’inscrit dans la continuité de cette reconnaissance de l’art de vivre à la française.
Quand une décision de l’Unesco est-elle attendue ?
Le dossier suit un processus institutionnel en plusieurs étapes, entre soutien politique national et instruction par les instances de l’Unesco ; aucune date officielle de décision n’a été communiquée à ce stade.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale