Changer de métier sans tout casser : c’est la promesse de la période de reconversion (PREC), un nouveau dispositif entré en vigueur en 2026 qui vient remplacer deux mécanismes existants, Pro-A et Transco. Un outil pensé pour sécuriser les salariés qui veulent se réorienter, avec un financement assuré par les opérateurs de compétences.
Un dispositif qui fusionne Pro-A et Transco
La période de reconversion a été instituée pour simplifier un paysage jugé trop complexe : jusqu’ici, un salarié en reconversion devait choisir entre Pro-A, réservé aux salariés en CDI, et Transco, lancé en 2021 pour accompagner les reconversions collectives dans les entreprises fragilisées. Le nouveau dispositif reprend l’esprit des deux, avec un périmètre élargi qui ne se limite plus aux seuls contrats à durée indéterminée.
Concrètement, la période de reconversion permet à un salarié d’engager un changement de métier dans un cadre structuré, en alternant activité professionnelle et actions de formation directement liées aux compétences visées.
Deux façons de se reconvertir
- Reconversion interne : le salarié conserve son contrat de travail et sa rémunération pendant qu’il se forme au sein de son entreprise actuelle
- Reconversion externe : le salarié signe un contrat à durée déterminée d’au moins six mois chez un nouvel employeur, tandis que son contrat d’origine est suspendu (et non rompu) ; en cas d’échec de la période d’essai, il peut retrouver son poste initial
Cette double option est l’un des grands apports du dispositif : elle sécurise le parcours, y compris pour les salariés qui hésitent à quitter leur employeur sans filet.
Qui finance, et combien ?
Le financement est assuré par les opérateurs de compétences (OPCO), qui prennent en charge les frais pédagogiques et peuvent aussi couvrir les frais annexes ainsi que la rémunération du salarié pendant la formation. Selon les branches professionnelles, la prise en charge moyenne se situe autour de 5 000 euros par parcours. Les salariés peuvent également mobiliser leur compte personnel de formation (CPF) pour compléter le financement.
Des arrêtés d’extension publiés mi-2026 renforcent par ailleurs les obligations de plusieurs branches en matière de formation professionnelle continue, au-delà du socle minimal prévu par le Code du travail.
Pourquoi ce changement compte
Pour les salariés en questionnement professionnel, ce nouveau cadre offre une voie plus lisible que l'empilement des anciens dispositifs. Pour les entreprises, notamment dans les secteurs qui peinent à recruter, c’est aussi un outil pour fidéliser des collaborateurs en interne plutôt que de les voir partir sans accompagnement.
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Questions fréquentes
La période de reconversion remplace-t-elle totalement Pro-A et Transco ?
Oui, ces deux dispositifs sont fusionnés au sein de la période de reconversion, qui reprend leurs principes tout en élargissant le public éligible.
Un salarié en CDD peut-il en bénéficier ?
Le nouveau dispositif est plus large que Pro-A, qui était réservé aux CDI ; il permet notamment la reconversion externe via un nouveau contrat, ce qui ouvre la voie à davantage de profils.
Que se passe-t-il si la reconversion externe échoue ?
Le contrat d’origine étant suspendu et non rompu, le salarié peut retrouver son poste initial si la période d’essai chez le nouvel employeur ne se conclut pas positivement.
Sources
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