La « maladie des loisirs » : pourquoi certains tombent malades dès le début des vacances

Mal de tête, courbatures, gorge irritée, grippe carabinée : pour certains, les premiers jours de congés riment avec le lit plutôt qu’avec la plage. Ce phénomène, connu des chercheurs sous le nom de « maladie des loisirs » ou « leisure sickness », touche une partie de la population dès que la pression professionnelle retombe. Retour sur un syndrome bien réel, documenté depuis plus de vingt ans.

Un syndrome identifié par la recherche depuis 2001

Le terme a été forgé en 2001 par le psychologue néerlandais Ad Vingerhoets, professeur émérite de psychologie clinique et de la santé à l’université de Tilburg, avec sa consœur Maaike Van Huijgevoort. Leurs travaux ont mis en évidence un schéma récurrent : des personnes en bonne santé qui, à peine le premier jour de vacances entamé, développent des symptômes proches d’un syndrome grippal, sans cause infectieuse évidente au départ.

Des symptômes concrets, un mécanisme hormonal

Les manifestations les plus fréquentes sont les maux de tête ou migraines, la fatigue intense, les douleurs musculaires, les nausées et les états grippaux ou rhumes à répétition. L’explication avancée par les chercheurs tient à la chute brutale des hormones du stress, cortisol et adrénaline, une fois la pression professionnelle relâchée. Cette baisse rapide fragiliserait temporairement les défenses immunitaires, ouvrant la porte aux infections virales.

Qui est le plus concerné ?

Selon les estimations des chercheurs, environ 3 % de la population se reconnaît dans ce syndrome, les hommes étant légèrement plus touchés (3,6 %) que les femmes (2,7 %). Les profils les plus vulnérables partagent des traits communs : une grande difficulté à « décrocher » du travail, un sens aigu des responsabilités et des exigences élevées envers soi-même. Le passage brutal d’un rythme professionnel intense à un repos total agirait comme un déclencheur.

  • Syndrome documenté depuis 2001 par le psychologue Ad Vingerhoets
  • Symptômes : maux de tête, fatigue, douleurs musculaires, syndrome grippal
  • Cause probable : chute rapide du cortisol et de l’adrénaline en fin de période de stress
  • Environ 3 % de la population concernée, légèrement plus d’hommes que de femmes
  • Profils à risque : difficulté à décrocher, forte exigence personnelle

Comment limiter les risques avant de partir

Les praticiens interrogés sur le sujet recommandent d’anticiper la coupure plutôt que de l’imposer brutalement à l’organisme : réduire progressivement le rythme de travail dans les jours précédant le départ, éviter de finaliser des dossiers jusqu’à la dernière minute, et prévoir une transition douce entre les derniers e-mails professionnels et le farniente. Un sommeil suffisant en amont du départ et une activité physique modérée limiteraient également la chute hormonale trop abrupte associée au syndrome.

Pour aller plus loin sur le sujet, retrouvez nos rubriques Santé – Médecine, Emploi – Formation et Art de Vivre – Lifestyle.

Questions fréquentes

La maladie des loisirs est-elle reconnue médicalement ?

Elle n’est pas classée comme une maladie à part entière dans les nomenclatures médicales officielles, mais elle est documentée depuis 2001 par la recherche en psychologie de la santé et régulièrement relayée par la presse spécialisée.

Combien de temps durent les symptômes ?

Selon les témoignages rapportés par les chercheurs, les symptômes apparaissent généralement dans les 24 à 48 heures suivant le début des congés et s’estompent au bout de quelques jours, une fois l’organisme adapté au repos.

Existe-t-il un moyen de prévenir ce phénomène ?

Une transition progressive entre activité professionnelle et repos, un sommeil suffisant avant le départ et une réduction anticipée du rythme de travail sont les pistes les plus souvent recommandées pour limiter la chute hormonale brutale à l’origine du syndrome.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale