Running en France : pourquoi de plus en plus de Français enfilent leurs baskets

Chausser ses baskets un soir de semaine ou partir courir en forêt le dimanche matin : le running n’a jamais rassemblé autant de monde en France. Deux études publiées ce printemps 2026, l’une par l’Observatoire du Running (UESC) et l’autre par l’enseigne SportsShoes, dressent un même constat malgré des méthodologies différentes : la course à pied poursuit sa progression, portée par une pratique de plus en plus jeune, féminine et diversifiée.

Un socle de pratiquants qui continue de grossir

Selon l’Observatoire du Running 2026, conduit par l’UESC auprès d’un échantillon de 5 000 sondés, 13,2 millions de Français ont couru au moins une fois en 2025, contre 12,2 millions cinq ans plus tôt. De son côté, l’étude SportsShoes, menée auprès de 3 000 Français et publiée début mai 2026, avance que 23 % de la population court au moins une fois par mois, avec une nette avance de la génération Z : 31 % des 14-29 ans se déclarent pratiquants réguliers, un taux inédit pour cette tranche d’âge.

La répartition par genre confirme un rééquilibrage engagé depuis plusieurs années : l’UESC recense 52 % de femmes parmi les coureurs, une proportion qui grimpe à 63 % chez les « néo-runners », ceux qui ont commencé il y a moins de deux ans. Huit néo-runners sur dix ont d’ailleurs moins de 35 ans.

Le trail, moteur de la discipline

Le succès du running s’accompagne d’un engouement particulier pour le trail. L’UESC estime que 40 % des coureurs pratiquent aujourd’hui également la course nature, et que le nombre d’événements organisés a triplé depuis 2015. Sur le seul volet des courses à dossard, 13 320 épreuves ont été recensées en 2025 en France, réunissant en moyenne 310 finishers chacune, contre 260 un an plus tôt — un secteur qui pèse désormais 132 millions d’euros. SportsShoes confirme la tendance de son côté, en situant le trail à 22 % des pratiques de course déclarées par les personnes interrogées.

Cette dynamique profite aussi aux territoires : de nombreuses destinations touristiques misent désormais sur des parcours balisés et des week-ends « courir et découvrir » pour attirer une clientèle sportive en dehors des grandes compétitions urbaines.

Un budget qui varie selon les études, une tendance qui ne varie pas

Les deux enquêtes ne s’accordent pas sur le montant exact dépensé par les coureurs — l’UESC évoque un panier moyen de 550 euros hors inscriptions, avec 142 euros consacrés aux chaussures, tandis que SportsShoes avance une dépense annuelle moyenne de 822 euros, chaussures (158 €), vêtements (95 €) et objets connectés (85 € et plus) compris. Cet écart s’explique par des périmètres et des échantillons différents, mais le signal reste identique : le marché du running reste un secteur d’investissement pour les pratiquants, entre équipement technique et accessoires connectés.

Au-delà de l’aspect purement sportif, cette progression s’inscrit dans une recherche plus large de bien-être au quotidien et de moments de loisirs actifs, deux thématiques que les Français placent de plus en plus haut dans leurs priorités depuis la sortie de la crise sanitaire.

Questions fréquentes

Le running est-il vraiment en hausse en France en 2026 ?

Oui : les deux études disponibles, bien que méthodologiquement différentes, convergent sur une progression du nombre de pratiquants et sur une pratique qui touche des publics de plus en plus jeunes et féminins.

Pourquoi le trail progresse-t-il autant ?

Le nombre d’événements a triplé depuis 2015 selon l’UESC, porté par une offre de courses nature plus accessible et par l’envie de sortir des parcours urbains classiques.

Combien coûte la pratique du running par an ?

Les estimations varient selon les études, entre environ 550 et plus de 800 euros par an et par pratiquant, chaussures, vêtements et accessoires connectés compris.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale