Recrutements en France : les entreprises freinent, mais évitent la dégringolade de l’an dernier

Les entreprises françaises freinent leurs embauches, mais moins brutalement que l’an dernier. C’est le principal enseignement de la 25e édition de l’enquête Besoins en Main-d’œuvre (BMO), publiée fin avril 2026 par France Travail : près de 2,3 millions de projets de recrutement sont annoncés pour l’année, soit un recul de 6,5 % par rapport à 2025.

Ce chiffre marque un point bas depuis 2018, mais le ralentissement est deux fois moins marqué que celui observé l’an passé, où les intentions d'embauche avaient chuté de 12,5 %. De quoi lire une forme de stabilisation prudente du marché du travail, après deux années difficiles pour les recruteurs.

Grands groupes prudents, PME et TPE qui tiennent bon

Le ralentissement ne touche pas toutes les entreprises de la même façon. Les grands groupes réduisent nettement leurs embauches, avec un recul de 12,8 % de leurs intentions de recrutement. À l’inverse, les PME et TPE résistent mieux et continuent de porter l’essentiel de la dynamique d'embauche dans les territoires, deux recrutements sur trois se faisant dans ce tissu économique de proximité.

Cette divergence intervient alors que le pays enregistre par ailleurs un recul des contrats d’apprentissage, signe que les entreprises ajustent prudemment leurs politiques de recrutement sur plusieurs fronts à la fois.

Le bâtiment, la santé et le numérique en tension

Malgré ce ralentissement global, certains secteurs peinent toujours à trouver des candidats. Le bâtiment et les travaux publics arrivent en tête des difficultés de recrutement, avec 65 % des postes jugés difficiles à pourvoir. Suivent la santé et l’action sociale (54 %), puis le numérique (49 %). Ces tensions sectorielles persistantes contrastent avec le ralentissement observé sur l’ensemble du marché.

La rentrée, un test grandeur nature pour les entreprises

Ce ralentissement des recrutements coïncide avec une rentrée où le retour au bureau redevient un enjeu de management à part entière. Selon plusieurs études relayées début septembre, 64 % des salariés déclarent avoir des difficultés à retrouver leur rythme après les congés, et seuls 34 % estiment que leur environnement de travail leur donne réellement envie d’y revenir.

Les entreprises qui recrutent le plus facilement sont aussi souvent celles qui ont fait évoluer leur organisation : 78 % proposent désormais au moins deux jours de télétravail hebdomadaires, contre 46 % en 2022. Un contexte qui s’ajoute aux inquiétudes plus larges sur l’avenir du marché du travail, notamment pour les jeunes actifs, dont certains métiers d’entrée sont directement menacés par l’intelligence artificielle.

Ce qu’il faut retenir

  • 2,3 millions de projets de recrutement prévus en 2026, en baisse de 6,5 % sur un an
  • Grands groupes en repli (-12,8 %), PME et TPE plus résilientes
  • Bâtiment, santé et numérique restent les secteurs les plus en tension
  • Le débat sur l’organisation du travail, entre semaine de 4 jours et télétravail, continue de peser sur l’attractivité des employeurs

Questions fréquentes

Pourquoi les recrutements ralentissent-ils en France en 2026 ?

Le ralentissement s’explique surtout par la prudence des grands groupes, qui réduisent leurs intentions d'embauche de 12,8 %, dans un contexte économique incertain. Les PME et TPE, elles, maintiennent globalement leur dynamique de recrutement.

Quels secteurs recrutent le plus difficilement ?

Le bâtiment et les travaux publics arrivent en tête, avec 65 % des postes jugés difficiles à pourvoir, devant la santé et l’action sociale (54 %) et le numérique (49 %).

Le marché du travail va-t-il continuer à se dégrader ?

Le recul des intentions de recrutement est deux fois moins marqué qu’en 2025, ce qui traduit plutôt une stabilisation progressive qu’une nouvelle dégradation brutale du marché.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale