Rendez-vous de prévention : ce qui change pour vous

Un rendez-vous de prévention gratuit, ouvert à quatre âges clés de la vie : le dispositif existait déjà, mais un arrêté publié début août 2026 en revoit les règles. Formalisation d’un plan personnalisé, nouvelle profession habilitée à le réaliser, modalités de facturation précisées : voici ce qui change concrètement pour les patients à partir du 1er octobre.

Un dispositif qui change de règles

Le texte fondateur de ce bilan de prévention, publié en mai 2024, vient d’être abrogé et remplacé par un nouvel arrêté daté du 28 juillet 2026 et paru au Journal officiel le 2 août. Sans bouleverser l’esprit du dispositif, il en précise le contenu : chaque entretien doit désormais déboucher sur un plan personnalisé de prévention remis au patient, puis versé à son dossier médical partagé et transmis à son médecin traitant par messagerie sécurisée, sauf opposition de sa part.

Quatre âges, un seul entretien par tranche

Le rendez-vous reste réservé à quatre tranches d’âge précises, correspondant à des moments charnières pour la santé : 18-25 ans, 45-50 ans, 60-65 ans et 70-75 ans. Chaque Français ne peut en bénéficier qu’une fois par tranche.

  • 18-25 ans : repérage des premiers facteurs de risque et des habitudes de vie
  • 45-50 ans : point sur la santé au milieu de la vie active
  • 60-65 ans : préparation du passage à la retraite
  • 70-75 ans : prévention de la perte d’autonomie

Qui peut réaliser ce bilan ?

Cinq professions sont habilitées à mener l’entretien : médecins, infirmiers, sages-femmes, pharmaciens et, nouveauté de cet arrêté, les masseurs-kinésithérapeutes. Dans les faits, ce sont les officines qui portent aujourd’hui l’essentiel du dispositif : au 30 juin 2026, plus de 612 000 rendez-vous avaient déjà été réalisés, et les pharmaciens en assurent plus de la moitié. Pour trouver un professionnel proche de chez soi habilité à le proposer, direction les services de proximité de son quartier.

Combien ça coûte, et comment en bénéficier

Le rendez-vous est facturé sous un code dédié, RDP, à 30 euros en métropole et 31,50 euros en outre-mer, sans dépassement d’honoraires ni majoration autorisée. Pour le patient, aucune avance de frais n’est demandée. À l’issue de l’entretien, un professionnel peut aussi proposer directement une vaccination ou la remise d’un kit de dépistage du cancer colorectal. Sur le plan du financement du système de soins, ce type de dispositif s’inscrit dans les arbitrages plus larges discutés chaque année en finance et économie de la Sécurité sociale.

Un texte encadré par la loi

Comme le précédent, ce nouvel arrêté relève du droit et de la justice administrative : il fixe par voie réglementaire les conditions de réalisation, de facturation et de traçabilité de ces rendez-vous, dans le prolongement des objectifs de prévention affichés par les dernières lois de financement de la Sécurité sociale.

Questions fréquentes

Le rendez-vous de prévention est-il payant pour le patient ?

Non, il n’y a pas d’avance de frais à prévoir : seul le professionnel de santé facture l’acte, via un code de facturation dédié, sans dépassement d’honoraires possible.

Qui peut faire ce bilan depuis l’arrêté du 28 juillet 2026 ?

Médecins, infirmiers, sages-femmes et pharmaciens comme auparavant, et désormais les masseurs-kinésithérapeutes, qui rejoignent la liste des professionnels habilités.

Peut-on faire plusieurs rendez-vous de prévention dans sa vie ?

Oui, mais un seul par tranche d’âge concernée : 18-25 ans, 45-50 ans, 60-65 ans et 70-75 ans.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale