Cet été, la carte des vacances des Français se redessine. Entre canicules à répétition et incendies dans le Sud-Ouest, de nombreux vacanciers ont renoncé au littoral méditerranéen ou aquitain au profit de destinations plus fraîches. Résultat : la Bretagne, la Normandie et la Côte d’Opale tirent leur épingle du jeu, pendant que les Landes et la Gironde encaissent une chute spectaculaire des réservations.
Un report net vers le Nord-Ouest
Selon les données des Entreprises du Voyage, relayées début août par France Inter, les séjours en France ont reculé de 7 % en juillet par rapport à 2025, avec un recul global de 6 % du nombre de dossiers tous pays confondus. Mais ce repli cache une réalité contrastée : les régions du Nord-Ouest, plus épargnées par la chaleur extrême, ont capté une partie des vacanciers qui boudaient traditionnellement ces destinations en pleine saison.
Le panier moyen des séjours, lui, progresse légèrement, à 2 100 euros (+1 %), signe que les Français continuent de partir mais arbitrent différemment leurs destinations plutôt que de renoncer totalement à leurs vacances.
Les Landes payent le prix fort
Symbole de ce basculement, le département des Landes a vu ses réservations hôtelières chuter de 40 % pour le mois d’août, selon le groupement professionnel de l’hôtellerie-restauration. L’incendie qui a ravagé environ 3 600 hectares fin juillet autour de Biscarrosse et Parentis-en-Born, provoquant l’évacuation de plus de 30 000 personnes, a durablement effrayé les touristes malgré l’extinction rapide du feu.
Face à cette désaffection, les professionnels du tourisme se sont mobilisés : l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie a lancé une campagne de communication en cinq langues pour rassurer les visiteurs étrangers, tandis qu’une conférence de presse dédiée aux médias internationaux s’est tenue début août pour tenter d’endiguer la vague d’annulations.
Ce que cela change pour les prochains voyages
- Les destinations réputées plus fraîches (Bretagne, Normandie, Côte d’Opale) devraient rester prisées les étés à venir si les vagues de chaleur se répètent.
- Les professionnels du tourisme et du commerce local misent sur des campagnes de réassurance pour limiter les pertes économiques dans les zones sinistrées.
- Les enjeux liés au changement climatique deviennent un critère de choix de destination à part entière, un phénomène suivi de près par les acteurs de l’écologie et du climat.
- Le suivi de la saison touristique reste une donnée clé pour anticiper les prochaines années dans le secteur du voyage et du tourisme.
Questions fréquentes
Pourquoi les touristes désertent-ils certaines régions du Sud cet été ?
La combinaison de vagues de canicule et d’incendies, notamment dans les Landes et en Gironde, a provoqué un effet de répulsion chez de nombreux vacanciers, même après l’extinction des feux.
Quelles régions bénéficient de ce report de fréquentation ?
La Bretagne, la Normandie et la Côte d’Opale enregistrent une hausse de fréquentation, portées par des températures plus clémentes que dans le Sud.
Les professionnels du tourisme réagissent-ils à cette baisse ?
Oui, plusieurs campagnes de communication ont été lancées pour rassurer les touristes étrangers et nationaux, notamment dans les Landes, où les réservations hôtelières d’août ont chuté de 40 %.
Sources
Ulysse.com — Le Sud recule, le Nord-Ouest gagne du terrain
Franceinfo — Malgré les incendies et les canicules, l’Hexagone recule de 7 % sur un an
ICI Nouvelle-Aquitaine — Incendie dans les Landes, les professionnels du tourisme réagissent
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