Le ministère de la Santé a annoncé, mercredi 5 août 2026, l’ouverture de 10 260 postes d’internes en médecine pour la nouvelle promotion, contre 8 919 l’an dernier. Cette hausse de 15 %, qualifiée de « progression historique » par le gouvernement, doit renforcer en priorité les spécialités les plus en tension, avec des conséquences concrètes attendues sur l’accès aux soins dans les prochaines années.
Un effet direct de la fin du numerus clausus
Cette augmentation de 1 341 postes en un an est présentée comme l’un des premiers effets concrets de la suppression du numerus clausus, décidée en 2019, dont l’objectif affiché était de former davantage de médecins. Les 4 070 postes dédiés à la médecine générale (+13,3 %) représentent à eux seuls 40 % de la nouvelle promotion, confirmant la priorité donnée à cette spécialité pivot de l’accès aux soins de premier recours.
Les spécialités en tension particulièrement renforcées
Au-delà de la médecine générale, plusieurs spécialités confrontées à une pénurie de praticiens bénéficient d’un renfort marqué pour cette promotion :
- Dermatologie : 130 postes (+25 %)
- Pédiatrie : 468 postes (+20,3 %)
- Gynécologie-obstétrique : 275 postes (+20,1 %)
- Médecine d’urgence : 545 postes (+19,8 %)
- Gériatrie : 212 postes (+19,8 %)
- Cardiologie : 232 postes (+19,6 %)
- Psychiatrie : 665 postes (+18,1 %)
| Spécialité | Postes ouverts en 2026 | Évolution |
|---|---|---|
| Médecine générale | 4 070 | +13,3 % |
| Psychiatrie | 665 | +18,1 % |
| Médecine d’urgence | 545 | +19,8 % |
| Pédiatrie | 468 | +20,3 % |
| Gynécologie-obstétrique | 275 | +20,1 % |
| Cardiologie | 232 | +19,6 % |
| Gériatrie | 212 | +19,8 % |
| Dermatologie | 130 | +25 % |
Quelles conséquences pour les patients ?
L’effet de cette hausse ne sera pas immédiat : un interne suit entre trois et six ans de spécialisation avant d’exercer pleinement. Les patients des zones sous-dotées ne verront donc pas de changement avant la fin de la décennie. Mais le signal envoyé aux futurs médecins, en particulier sur les spécialités en tension comme la gériatrie ou la médecine d’urgence, doit orienter davantage d’internes vers des filières de formation jugées prioritaires pour l’organisation du système de soin, un enjeu qui dépasse le seul secteur de la santé et touche à l’organisation de la société dans son ensemble.
Questions fréquentes
Pourquoi le nombre de postes d’internes augmente-t-il autant en 2026 ?
Cette hausse de 15 % découle en grande partie de la suppression du numerus clausus en 2019, qui a permis de former davantage d’étudiants en médecine ces dernières années. Ces promotions plus nombreuses arrivent aujourd’hui à l’étape de l’internat.
Quand ces nouveaux internes commenceront-ils à exercer ?
Les internes entament leur spécialisation en novembre 2026 pour une durée de trois à six ans selon la spécialité choisie. Les effets sur l’offre de soins ne seront donc perceptibles qu’à partir de la fin de la décennie.
Quelles spécialités bénéficient le plus de cette hausse ?
La dermatologie (+25 %), la pédiatrie (+20,3 %) et la gynécologie-obstétrique (+20,1 %) enregistrent les plus fortes progressions, devant la médecine d’urgence et la gériatrie, toutes deux à +19,8 %.
Sources
- France Info — Ouverture de 10 260 postes d’internes pour la promotion 2026
- Egora — 15 % de postes d’internat en plus, un « effort inédit »
- Aladom — Le nombre d’internes en médecine va augmenter de 15 % en 2026
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